La première étude remise par le consortium de valorisation thématique de l’alliance nationale de coordination de la recherche sur l’énergie 28 Mars 2014

La première étude remise par le CVT (consortium de valorisation thématique) de l’alliance nationale de coordination de la recherche sur l’énergie, Ancre, fin février 2014, se focalise sur deux thématiques : le solaire thermique et le solaire thermique concentré. Cette étude s’attache à « recenser les forces en présence, au niveau mondial, en matière de R&D et d’innovation, à travers les déposants de brevets et de publications académiques ou industrielles ». Elle compare également « les moteurs et les freins à la pénétration de ces technologies sur une sélection de zones géographiques à l’échelle mondiale », avec une évaluation des « opportunités d’activités industrielles et de service pour les principales applications émergentes ». Le CVT a encore analysé « les besoins des entreprises industrielles du secteur implantées en France », pour « identifier les filières d’innovation prioritaires ».

DES RESTITUTIONS PARTIELLES SOUS FORME DE JOURNÉES THÉMATIQUES

« L’étude émet aussi des recommandations pour la filière elle-même, les pouvoirs publics, la recherche publique et privée, ainsi que les organisations chargées du transfert et des coopérations internationales », précise François Fabre, directrice du CVT. Ces recommandations visent à proposer « des actions de soutien pour la promotion et le développement de la filière solaire thermique ».

« Les résultats de l’étude sont avant tout destinés aux membres de l’alliance », indique Françoise Fabre. Cela n’exclut toutefois pas une diffusion un peu plus large, selon des modalités à définir au cas par cas, en particulier vers « les pôles de compétitivité concernés » ou vers l’Ademe et certaines Satt (sociétés d’accélération du transfert de technologie) qui « ont déclaré leur intérêt »(1). « Certaines données resteront confidentielles, mais nous envisageons d’ores et déjà la possibilité d’organiser des restitutions auprès des industriels du secteur sous forme de journées d’études thématiques. »

DES ÉQUIPES-PROJETS MÊLANT EXPERTS ET SPÉCIALISTES DU MARKETING

Françoise Fabre se félicite de la « dynamique » dont bénéficie le CVT au sein de l’alliance. Pensé dès le départ comme devant être « une organisation souple et légère, sans structure juridique », le consortium repose d’une part sur l’implication des membres de l’alliance, qui se traduit entre autres par un investissement en temps (« plus de 500 hommes-jours pour la période de démarrage » en 2013, précise un communiqué diffusé le 14 mars).

« Les groupes thématiques de l’alliance, très structurés, proposent des sujets d’études qui sont ensuite discutés en ComCord (comité de coordination)(2). Après accord du comité, un cahier des charges précis est élaboré et une équipe-projet est constituée pour chaque étude, sous l’égide d’un des établissements de l’alliance, mêlant experts scientifiques et techniques du domaine, mais aussi spécialistes du marketing et de l’intelligence économique », explique Françoise Fabre, soulignant cet « enrichissement peu courant ». Le financement de l’étude est assuré par le CVT, qui confie pour cela un budget à l’établissement porteur du projet.

QUATRE AUTRES ÉTUDES EN COURS

Dans le cas de l’étude sur la filière solaire, les travaux ont été « supervisés et réalisés par le service de marketing stratégique du CEA, en collaboration avec les cabinets Alcimed et Avenium et avec l’accompagnement des experts scientifiques du CNRS et du CEA », précise le communiqué de l’alliance. Les travaux ont duré un an, et « près d’une centaine d’experts ont été interrogés ». Quatre autres études sont en cours de réalisation :

· une étude sur « l’optimisation énergétique des sites industriels » pilotée par IFP Énergies nouvelles, qui en est à « mi-parcours » ;
· un projet sur la biomasse, démarré en novembre 2013, qui comprend deux études : l’une sur la « biomasse algale pour l’énergie » pilotée par le CNRS, l’autre sur « la filière d’approvisionnement en biomasse à des fins énergétiques » sous l’égide d’Irstea ;
· un « projet de veille » dans le domaine « stockage et réseaux » conduit par le CEA. Le CVT signale que cette étude se déroule « sous une forme originale de déjeuners-débats précédés d’une recherche de données technico-économiques » ;
· un projet dans le domaine des transports, confié à l’Ifsttar, démarré en janvier 2014, sur le thème « nouvelles énergies, nouveaux services pour les mobilités ».

Par René-Luc Bénichou

(1) Les industriels peuvent y accéder sous certaines conditions en s’adressant à Jean-Pierre Joly (jean-pierre.joly@cea.fr) et Gilles Flamant (gilles.flamant@promes.cnrs.fr).

(2) Le comité de coordination de l’alliance Ancre rassemble les responsables des organismes fondateurs (CEA, CNRS, IFP Énergies nouvelles et CPU), un représentant de ses membres associés et les représentants du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, du ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie et des agences de programmation (ANR et Ademe)

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